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Depuis cinq ans François Boko (médaillon) avait disparu de la scène togolaise : il était devenu avocat à Paris. On se souvient qu’il y a cinq ans à l’avant-veille de l’élection présidentielle au Togo, François Boko, alors ministre de l’Intérieur, démissionna dans la nuit pour tenter d’empêcher la tenue du scrutin.
Il espérait alors être suivi par l’armée. Mais son acte resta isolé.
Voici qu’aujourd’hui, il récidive en organisant à Paris ce mardi une réunion des candidats de l’opposition réunion à laquelle participera également le franco-togolais Koffi Yamgnane.
Ces différents candidats n’ont pas réussi à s’entendre à Lomé. François Boko espère leur faire adopter une attitude solidaire à Paris.
Parmi les propositions de Boko une suggestion comparable à son geste d’il y a cinq ans : demander à tous les candidats de se retirer de la compétition si le scrutin n’est pas reporté. Suggestion fort peu originale puis qu’elle est présentée par toutes les oppositions africaines à la veille des élections.
On se demande quelle attitude adoptera le Quai d’Orsay qui tolère sur le territoire français un tel meeting. Que se passerait-il si demain Besancenot, Strauss-Kahn, Martine Aubry et Villepin réunis se rassemblaient à Lomé pour traiter des élections françaises ?
Publié le 09/02/2010
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