
Face aux critiques de certains acteurs politiques concernant la nouvelle Constitution instaurant un régime parlementaire, le gouvernement a tenu à clarifier sa position ce mercredi, par la voix du ministre des Droits de l’Homme et des Relations avec les institutions de la République, Pacôme Yawo Adjourouvi.
Face aux critiques de certains acteurs politiques concernant la nouvelle Constitution instaurant un régime parlementaire, le gouvernement a tenu à clarifier sa position ce mercredi, par la voix du ministre des Droits de l’Homme et des Relations avec les institutions de la République, Pacôme Yawo Adjourouvi.
‘Le gouvernement n’a vraiment pas de temps à consacrer à ce débat. C’est de la pure politique, et cela ne concerne qu’une minorité de l’opposition », a-t-il tranché.
Le ministre rappelle que la réforme constitutionnelle n’est pas une initiative unilatérale du parti majoritaire, mais qu’elle a été construite avec l’appui de députés issus de l’opposition parlementaire.
Elle visait à adapter la loi fondamentale à l’évolution du pays et à mettre en place un régime davantage représentatif, plaçant le citoyen au cœur de l’action publique.
‘Cette réforme a été conduite de manière légale et constitutionnelle, dans un cadre juridique clair, insiste M. Adjourouvi.
Sur la légitimité de l’Assemblée nationale
Le ministre est également revenu sur les critiques portant sur la légitimité de l’Assemblée nationale ayant adopté la nouvelle Constitution, son mandat ayant été prorogé faute d’élections à la date initiale prévue.
‘La Constitution est très claire : seule une nouvelle Assemblée peut remplacer l’ancienne. Tant qu’elle n’est pas élue, l’ancienne reste en fonction avec toutes ses prérogatives. Il est donc erroné de parler d’illégalité’, a-t-il expliqué.
« La démocratie, ce n’est pas l’unanimité »
Pour le gouvernement, les contestations actuelles relèvent du débat démocratique, mais ne remettent pas en cause la légalité ni la légitimité de la réforme. Le ministre invite les opposants à reconnaître que c’est précisément grâce à la démocratie qu’ils peuvent librement exprimer leur désaccord.
‘La démocratie ne signifie pas que tout le monde pense pareil. Ceux qui contestent la réforme sont eux-mêmes la preuve que cette démocratie existe’.
Alors que le Togo entre dans une nouvelle ère institutionnelle, le gouvernement semble déterminé à avancer, sans céder à la polémique, considérant que les règles ont été respectées et que le cap est désormais celui de la mise en œuvre du nouveau régime parlementaire.
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