Politique

Les médiateurs sont en danger

Les institutions de médiateur de la République des huit pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) sont en réunion à Lomé depuis mardi. 

Awa-Nana Daboya © republicoftogo.com

Les institutions de médiateur de la République des huit pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) sont en réunion à Lomé depuis mardi. 

Les événements récents au Niger et en Guinée Conakry, où les institutions de médiation ont été supprimées, ainsi qu’au Burkina Faso, où elles ont été fusionnées avec le Conseil économique et social, soulèvent de graves préoccupations. Ces transformations, survenues dans un contexte politique instable, remettent en cause des années d’efforts en faveur de l’État de droit, de la bonne gouvernance et de l’intégration régionale.

Pour Awa-Nana Daboya, Médiateur de la République du Togo $, il est urgent de repenser cette institution fondamentale.

Elle déplore que ces évolutions menacent les efforts déployés depuis 2008, qui ont permis d’instaurer un dialogue constructif entre les institutions et de renforcer les droits des citoyens.

Le rôle des Médiateurs dans la protection des droits des citoyens suscite aujourd’hui des réflexions et engendre une préoccupation majeure, surtout dans le contexte sécuritaire actuel. Cette fragilité institutionnelle, conjuguée aux menaces pesant sur nos instances, compromet leur stabilité et l’efficacité de leurs interventions », a-t-elle souligné.

L’objectif de la rencontre de Lomé est d’analyser et d’identifier les actions à entreprendre face aux défis fonctionnels et existentiels auxquels les institutions de médiation sont confrontées dans l’espace UEMOA.

Les autorités togolaises reconnaissent le rôle essentiel des médiateurs dans le dialogue social et administratif. Ces mécanismes de négociation ont joué un rôle crucial au service des citoyens et des administrations.

Selon le ministre Pacôme Adjourouvi, représentant du Chef de l’État lors de l’ouverture des travaux : « Dans vos actions, vous avez prouvé que vos missions d’intercesseurs gracieux en cas de différends administratifs demeurent incontournables dans nos jeunes processus démocratiques. Il est indéniable aujourd’hui que vos acquis doivent être protégés et adaptés aux défis nouveaux. »

Cette rencontre est ainsi une étape cruciale pour assurer la pérennité et la pertinence des institutions de médiation au sein de l’UEMOA, et garantir qu’elles continuent à jouer leur rôle essentiel dans la préservation des droits des citoyens et le renforcement de la gouvernance démocratique.

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