
À quelques jours du lancement officiel de la révision des listes électorales prévue du 7 au 23 avril, les partis politiques, qu'ils soient au pouvoir ou dans l'opposition, multiplient les appels à la mobilisation des citoyens en âge de voter.
L’objectif : garantir une participation massive au prochaine scrutin municipal, déterminant pour la gouvernance locale.
L’Union pour la République (UNIR) a donné le ton.
Dans une note interne, les secrétaires préfectoraux et communaux ont été instruits pour assurer une large mobilisation des militants sur l’ensemble du territoire. Cette stratégie vise à maximiser l’inscription des sympathisants sur les listes et à éviter toute irrégularité lors des opérations d’enrôlement.
De son côté, l’Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral (ADDI), principale force d'opposition parlementaire, appelle également les citoyens âgés de 18 ans et plus à prendre activement part à ce processus. Pour Aimé Gogué, président de l’ADDI, cet exercice est fondamental :
‘Ces élections sont essentielles pour l'avenir de nos collectivités, car elles permettront d'élire les conseillers municipaux chargés de la gestion et du développement local. Il est donc primordial que chaque citoyen prenne ses responsabilités. »
Le parti cible particulièrement les jeunes et les primo-votants, souvent moins engagés dans les processus électoraux, en leur rappelant que l’inscription sur les listes est une condition préalable pour exercer leur droit de vote.
Le Nouvel Engagement Togolais (NET), formation d’opposition modérée, met pour sa part l’accent sur l’importance de la fiabilité du fichier électoral.
‘Il est un élément clé pour la crédibilité du scrutin. C’est ensemble, dans un esprit de responsabilité, que nous devons réussir cette opération », a affirmé Jules Amine, président du NET.
Quant à l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), bien qu’ayant critiqué la précipitation du calendrier fixé par le gouvernement, le parti dirigé par Jean-Pierre Fabre appelle malgré tout ses militants et sympathisants à se faire enrôler. Il demande également que les citoyens n’ayant pas pu s’inscrire lors du recensement de 2023 soient traités en priorité.
Cette mobilisation transpartisane montre que, malgré les désaccords sur certains aspects techniques et juridiques du processus, les partis togolais reconnaissent l’importance stratégique de la révision électorale dans la consolidation démocratique.
Avec l’élection prochaine des conseillers municipaux, les citoyens auront une nouvelle fois l’occasion de renforcer la dynamique de décentralisation entamée en 2019, qui a vu la création de 117 communes sur l’ensemble du territoire. La qualité du fichier électoral et le niveau de participation détermineront en grande partie la légitimité des futures équipes municipales.
À quelques jours de l’ouverture des centres de recensement, le message est clair : la citoyenneté commence par l’inscription sur les listes électorales.
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