
Le président de la transition guinéenne, le colonel Mamady Doumbouya, a fixé la date du 21 septembre 2025 pour l’organisation d’un référendum constitutionnel, selon un décret lu mardi soir à la télévision d’État. Cette annonce marque un premier pas potentiel vers un retour à l’ordre constitutionnel, après plusieurs années d’incertitude politique.
Le président de la transition guinéenne, le colonel Mamady Doumbouya, a fixé la date du 21 septembre 2025 pour l’organisation d’un référendum constitutionnel, selon un décret lu mardi soir à la télévision d’État. Cette annonce marque un premier pas potentiel vers un retour à l’ordre constitutionnel, après plusieurs années d’incertitude politique.
Arrivé au pouvoir par un coup d’État en septembre 2021, Doumbouya avait initialement promis une transition de deux ans en 2022, avec des élections à la clé. Cependant, aucune étape concrète n’avait été engagée jusqu’à présent pour organiser un scrutin national, et le pays a manqué l’échéance du 31 décembre 2024, initialement prévue pour un retour à un régime civil.
La Guinée, riche en bauxite et en minerai de fer, fait partie des pays d’Afrique de l’Ouest dirigés par des juntes militaires ayant ralenti, voire suspendu, les processus de transition démocratique. Le contexte politique reste tendu, avec la suspension des deux anciens partis au pouvoir et le placement sous surveillance de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), principal parti d’opposition encore actif.
En juillet 2024, les autorités de transition avaient dévoilé un projet de nouvelle constitution, dont certaines dispositions pourraient ouvrir la voie à une candidature de Mamady Doumbouya lors de la prochaine présidentielle, un point qui suscite l’inquiétude de plusieurs observateurs et organisations de la société civile.
Le gouvernement a affirmé que le référendum sur la nouvelle constitution constituerait une étape préalable à l’organisation d’élections générales. Officiellement, ce texte vise à rétablir un cadre juridique conforme aux aspirations du peuple guinéen. Mais pour de nombreux analystes, l’enjeu réel est de savoir si ce processus débouchera sur une réelle alternance ou consolidera le pouvoir en place.
Alors que la pression de la communauté internationale s’intensifie pour un retour à la démocratie, cette nouvelle échéance du 21 septembre 2025 pourrait représenter un tournant décisif pour l’avenir institutionnel du pays.
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