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L'axe Moscou-Bamako-Niamey-Ouagadougou se consolide

La Russie a confirmé son engagement à fournir une assistance militaire aux gouvernements de transition du Mali, du Burkina Faso et du Niger, dans le cadre de la mise en place d’une force conjointe de 5 000 hommes dans la région du Sahel central.

Les ministres des Affaires étrangères du Niger, du Mali, du Burkina Faso et de Russie vendredi à Moscou © Pavel Bednyakov / Pool via Reuters/Mena Today

La Russie a confirmé son engagement à fournir une assistance militaire aux gouvernements de transition du Mali, du Burkina Faso et du Niger, dans le cadre de la mise en place d’une force conjointe de 5 000 hommes dans la région du Sahel central.

L’annonce a été faite dans une déclaration conjointe publiée ce jeudi à l’issue d’une réunion à Moscou, selon le site Mena Today.

Les ministres des Affaires étrangères des trois pays sahéliens se sont rendus en Russie pour rencontrer leur homologue Sergueï Lavrov, avec pour objectif de renforcer la coopération militaire avec Moscou.

Regroupés sous la bannière de l’Alliance des États du Sahel (AES), le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont rompu avec les partenaires traditionnels occidentaux, en particulier la France, qu’ils ont chassée de leurs territoires. Les trois pays ont également quitté la Cédéao, l’organisation politique et économique régionale d’Afrique de l’Ouest.

Dans leur quête de partenaires alternatifs, ils se sont tournés vers la Russie, en particulier via les mercenaires du groupe Wagner, déjà présents sur plusieurs de leurs territoires.

Soutien logistique et technique

Dans la déclaration conjointe, la Russie a réaffirmé son "soutien indéfectible" à la force conjointe annoncée en janvier 2025 par l’AES. Les parties ont convenu de faciliter l’acquisition d’équipements militaires majeurs et performants, ainsi que la formation adaptée des unités de cette future force.

« La Russie est prête à fournir l’assistance technique nécessaire », indique le communiqué, sans toutefois préciser la nature exacte des équipements ou le calendrier de mise en œuvre.

Depuis 2012, la région du Sahel est confrontée à une insurrection jihadiste persistante, née au nord du Mali et qui s’est étendue à l’ensemble du Sahel central. Le conflit, largement concentré dans les zones rurales, a fait des milliers de morts et provoqué le déplacement de millions de personnes.

Face à la montée de l’insécurité et à l’échec perçu des partenariats occidentaux, les juntes militaires au pouvoir dans ces pays misent désormais sur une approche souveraine et militarisée, avec le soutien affirmé de la Russie.

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